Revue de presse : bilan d’une année haute en émotions purement françaises
L’année 2023 a remué de nombreux aspects sociaux des citoyens français. Que ce soit au travers des différentes crises économiques que la France a traversée ou encore des questions d’égalités qui ne cessent de s’intensifier. Le sujet économique qui a le plus toucher les français est sans doute celui qui a directement attaqué leur propre porte monnaie : l’inflation.
Le Journal du Net pousse un soupir de soulagement depuis que l’Insee a prévu un ralentissement de celle-ci en France. Quant à eux, Europe 1 rappelle que l’inflation touche l’intégralité des français et qu’ils voient tous l’augmentation du prix de leur panier au supermarché.
L’année 2023 a également sensibilisée grand nombre de français sur les inégalités de traitement et de chance. Le Point rappel le 30 juin qu’un simple contrôle routier a brisé la vie d’un « gamin de quartier » et que la mort de Nahel a « embrasé les quartiers populaires ». Ouest France souligne que cet embrasement populaire a entraîné « plus de 2 000 jugements » annoncés par Eric Dupont Moretti, garde des Sceaux le 29 août.
Qu’en est-il de nos personnalités françaises ? Ceux qui nous font sourire et qui reçoivent le respect des plus grands politiques ? Gérard Depardieu est scanné au peigne fin depuis le 7 décembre 2023, date de la sortie du complément d’enquête réalisé à son sujet. Le JDD s’exclame le 22 décembre qu’un huissier de justice a attesté qu’un extrait polémique a été publié « sans trucage ». Le Figaro quant à lui abrite depuis le 25 décembre une tribune en soutien à l’acteur désormais controversé, le positionnant même en victime et dénonçant le « lynchage » que Depardieu « subit » désormais.
L’acteur a reçu de nombreux soutiens, dont celui du président de la République lui-même, mais qu’on fait nos politiques en 2023 ? Les rôles se sont inversés pour le Ministre de la Justice qui est lui même passé devant le tribunal. Conflit d’intérêts et usage de ses fonctions pour « régler des comptes avec des magistrats », voilà les casseroles que le garde des Sceaux a trainé jusqu’à la Cour de Justice de la République (CJR). Les Echos rappelles la singularité de cet évènement le 6 novembre : « Une forme inédite de procès […] où l’on voit un ministre en exercice être jugé. ». Plus tard, le 17 novembre, Le Point souligne que le ministre, toujours en exercice malgré le scandal, se retrouve aujourd’hui avec « une épée de Damoclès au-dessus de la tête. ».