« Les JO vont ramener de nouveaux adhérents, c’est certain »
Coupe de monde de rugby 2023, Jeux Olympiques d’été 2024, favorite pour les Jeux Olympiques d’hiver 2030, la France s’impose. Elle accueille les plus grands tournois sportifs et pour cause, le gouvernement actuel met un point d’honneur à la présence du sport dans le quotidien citoyen. Cette place, omniprésente, crée parfois un engouement insoupçonné chez les français.
C’est dans un petit gymnase au coeur des Chartrons que travaille Morgane Guillon, entraîneuse de gymnastique. Seule professionnelle à entrainer 170 gymnastes, de 3 à 34 ans, elle explique que « l’intérêt des jeunes pour le sport baisse, pour la plupart, on ne leur a pas donné le goût du sport ». Pendant que les jeunes gymnastes profitent de cette pause pour s’entraîner à la barre ou au saut de mains, Mme Guillon souligne tout de même « Il est clair qu’ici, après les Jeux Olympiques, il y a toujours un boum d’adhérents, je ne saurais dire de combien, mais l’intérêt revient. Cette année l’équipe française de gymnastique est clairement la meilleure qu’on n’a jamais eu, je pense que ça donnera envie aux jeunes de venir. »
Même son de cloche du côté du handball, au gymnase Jean Dauguet où se trouve Pierre Rayne et la trentaine d’élèves qu’il coache pour un stage découverte. Au milieu des ballons rebondissants et des rires des jeunes élèves, l’entraîneur affirme « Après les Jeux Olympiques, il y a toujours plus d’adhérents, après les JO de 2021, on a eu 124 inscriptions. » Il évoque également l’évolution du nombre de licence après la coupe du monde d’handball « Depuis fin janvier, à la fin de la coupe du monde, il y a eu 19 inscriptions. »
L’augmentation la plus remarquable reste au rugby, suite à la coupe du monde 2023 qui s’est déroulé dans Bordeaux même. C’est au stade bordelais qu’explique Magdeline Blain, secrétaire du stade, que « la coupe du monde a fait évoluer les adhérents de 40 à 70 joueurs par groupe, on a même du fermer les inscriptions plus tôt étant donné que les quotas on été atteint très rapidement. » En effet, le stade bordelais a connu une augmentation d’adhérents de 10% depuis la coupe du monde. Une joueuse du club a d’ailleurs été sélectionnée pour jouer dans l’équipe nationale qui se présentera aux Jeux Olympiques, Mme Blain penses que « ça va pousser les jeunes filles à s’inscrire au rugby, dans tous les cas, les JO vont ramener de nouveaux adhérents, c’est certain. »
Malgré cette hausse d’engouement notable, les clubs sont tous d’accord sur un point : « La France se fait passer pour une nation sportive alors que les équipements ne sont pas là. » Explique Mme Guillon. « Au quotidien, à l’échelle des clubs, on manque d’infrastructure ou elles ne sont pas en bon état. On prétend être une nation sportive mais il n’y a aucun soutien. » Souligne M. Rayne. Manque d’organisation, de reconnaissance, d’aide monétaire, les entraîneurs attendent de voir si les Jeux Olympiques se dérouleront sans accros, contrairement à ce qu’ils prévoient.